Forte de son expérience et de son ancrage dans le 19ème, l’ACERMA développe fin 2018 le projet Emprise(s). Dédié aux jeunes de 16 à 30 ans, il s’agit de faire naître la parole pour favoriser la prise de conscience des comportements addictifs au sens large afin de mieux se prémunir des mésusages de produits et des comportements à risques, ceci par le biais artistique.
Le terme «emprise» permet d’élargir le champ aux emprises sociales et culturelles intimement liées aux comportements addictifs (avec ou sans produit), de répondre aux nouvelles problématiques addictives (écrans, téléphone, internet et réseaux sociaux) et de prévenir leurs dérives (influences, fake-news, cyber-harcèlement).
Cette approche prend la forme de stages intensifs sur une semaine dans des disciplines artistiques variées : théâtre, réalisation, gravure, danse... dispensées par des intervenants.es professionnels.elles qui axent leur travail et amènent avec bienveillance le débat autour de l’emprise dans la création finale. Une restitution a lieu en fin de stage (exposition, représentation) afin que les stagiaires puissent présenter avec fierté leur travail.
Le format court des stages permet de pallier la difficulté pour certain.e.s jeunes de l’engagement et de les guider vers un dépassement souvent présent de la peur d’une inaptitude à créer et d’une absence de légitimité. Il s’agit de développer des compétences psychosociales permettant d’apprendre à dire non, à résister, à prendre du plaisir en groupe mais aussi d’aider les participant.e.s à s’ancrer dans une dynamique culturelle dont ielles sont les acteurices.
Ces stages sont gratuits est ouverts à tou.te.s sans discrimination sociale, culturelle, raciale ou ethnique.

 

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Atelier théâtre - ACERMA et L’Association Regarde il neige "Les Visages de l’Emprise"

Le stage a eu lieu à l'ACERMA du 19 au 23 février 2020 et a accueilli 15 jeunes encadré.e.s par les artistes Gaëlle Hispard et Mathieu Gerhardt.

Le stage s'est déroulé autour du principe de mettre des "visages" sur l'emprise, c'est à dire de l'humaniser et de la rendre plus concrètre par le théâtre. Les intervenant.e.s et les jeunes sont parti.e.s d'improvisations pour la création d'une pièce finale restituée en fin de stage, et ils.elles ont abordé le thème de l'emprise par des biais très actuels et représentatifs pour elles.eux de la société d'aujourd'hui : Les drogues, les téléphones, les réseaux sociaux, les médias et la désinformation, les fake news, les médicaments, la famille, la timidité, la politique, le racisme, l’emprise d’un système, l’isolement, la peur…

"Nous avons été avec Mathieu encore plus loin que nous l’avions imaginé, car en plus du théâtre d’improvisation nous avons également pu intégrer des créations de textes personnelles venant de chacun.e d’entre elles.eux. Les jeunes se sont réellement approprié.e.s l’enjeu du stage et la réflexion continuait donc en dehors de l’ACERMA", Gaëlle Hispard. 

Quelques mots adressés par les jeunes : « L’atelier m’a vraiment permis d’oublier et de sortir de mon quotidien et j’aimerais bien pouvoir refaire du théâtre. »
« Je veux continuer à faire du théâtre, maîtriser l’informatique et toujours continuer à jouer au foot ! »

Visage de lemprise 4

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Atelier Initiation à la réalisation - ACERMA, le SAMU Social de Paris et le CINQ au sein du CENTQUATRE "Avez-vous un talent?!"

Le stage s'est déroulé au Studio CENTQUATRE dans le 19eme arrondissement de Paris du 18 au 22 février 2020, il a accueilli 8 jeunes encadré.e.s par le réalisateur Félicien Forest.

Le projet est né des divers échanges entre les jeunes et l'intervenant tout au long de la semaine car l'écriture du film est d'abord parti de leurs improvisations. L'idée était de les rendre acteur.trice.s de leur propre film en les amenant à créer des personnages fictifs qui tendraient vers la réalisation d'un film à mi-chemin entre documentaire et télé-réalité. De part cette création, est très facilement venu se mêler la notion d'emprise et les différentes formes parfois invisibilisées que celle-ci prend au quotidien : de la colère à la passion, de l'emprise du téléphone à celle du sport, de l'addiction à la cigarette au café... Les deux derniers jours de stage ont pu s'axer sur la réalisation et le tournage du film représentant donc la naissance d'un show TV nommé "Avez-vous un talent?!" amenant une réflexion sur l'emprise prenante par la carricature.

"L’aboutissement de ce projet vient avant tout du lâcher-prise de tout le monde car il en faut pour se glisser dans la peau d’autres personnages. Le travail intensif s’étant fait sur la préparation d’une mise en scène cohérente, intégrant leurs déplacements et la caméra. Le projet a pu leur faire voir plusieurs aspects de construction d’une œuvre cinématographique ou de mise en scène de manière plus générale." Félicien Forest.

Quelques mots adressés par les jeunes : « Je souhaiterais avoir de nouveau de l’aide dans mes projets cinématographiques à venir."
"J’ai beaucoup appris merci! J’ai réussi à vaincre ma timidité et m’ouvrir aux autres grâce au stage."
"Trop cool, j’ai bien aimé la réalisation et je me suis fait pleins d’amis. Je suis plus à l’aise pour prendre la parole."

 Avez vous un talent 2Avez vous un talent 4

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Atelier théâtre - ACERMA et L’Inverso-Collectif "Ouvrir le champ"

Le stage a eu lieu à l'ACERMA du 7 au 12 juillet 2020 et a accueilli 33 jeunes encadré.e.s par la metteuse en scène Pauline Rousseau Dewambrechies.

Le projet "Ouvrir le champ" s’est construit à partir de la thématique proposée par l’ACERMA : Emprise(s). Immédiatement, Pauline Rousseau Dewambrechies a décidé d’aborder ce sujet par la question de l’assignation. La question de l’identité, au pluriel et au sens large, revendiquée individuellement autant qu’imposée par le regard des autres et la société, est devenue le fil rouge de la semaine de travail. Trois questions essentielles sont venue s'imposer dans le regard et l'amorce du travail de Pauline Rousseau Dewambrechies : "Comment je me vois? Comment on me voit? Comment je me rêve?". L’assignation a rejoint les problématiques de la stigmatisation et de la minorisation. Les questions de sexisme, de racisme et d’homophobie ont très rapidement surgi dans le débat provoquant des divergences voire des conflits au sein du groupe qui ont su être appréhendées au cours de la semaine permettant d'ouvrir les esprits et de valoriser une restitution riche de scènes présentants une belle mixité sociale et laissant par le biais artistique une réelle reflexion s'imposer dans l'esprit du public.

"Pour ma part, le bilan du stage est très positif. La forme du stage a permis une belle dynamique de groupe. En effet, j’ai senti que la thématique les intéressait beaucoup et qu’ils.elles prenaient là un espace d’expression qui ne leur était pas très souvent offert. Tou.te.s avaient beaucoup de choses à dire et il était important pour chacun·e de porter cette parole. Le groupe a bien fonctionné ensemble ce qui n’était pas évident au regard de son hétérogénéité et la dimension ludique du travail a participé à cette bonne ambiance", Pauline Rousseau Dewambriechies.

Les jeunes nous ont laissé quelques mots, mais l'un d'entre elles.eux nous a profondémment marqué et touché : 

"Cette aventure n’a pas de prix, elle m’est tellement précieuse que je m’en considère vraiment chanceux. C’est donc important de vous remercier tous sans exception. Grâce à vous j’ai passé la semaine la plus merveilleuse depuis ma venue en France. Merci d’avoir toléré et supporté chaque jour mes idioties et mes humeurs. Vous ne le savez peut-être pas mais sans vous, je ne serais pas la personne si ouverte et confiante que je suis aujourd’hui. Ce qu’il y a de plus beau dans cette aventure, c’est qu’il n’y a pas de dette à rembourser, et si c’était le cas je serais en déficit total.
Je voulais vous dire à tous merci !
Merci d’être là,
Merci d’être toujours compréhensifs,
Merci d’être patients et gentils avec moi,
Merci d’avoir sorti le meilleur de moi,
Merci pour cette semaine si merveilleuse et inoubliable.
Un arc en ciel n’a aucune valeur sans ses couleurs. Un parfum n’a aucune valeur sans ses odeurs. La vie n’a aucune valeur sans la famille et vous êtes ma famille."

Ouvrir le champgroupe retouché

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Atelier Gravure - ACERMA et l'association GYRINUS au Centre d’hébergement Stendhal  "Emprise(s)"

Le stage s'est déroulé au Centre d'hébergement Stendhal dans le 20eme arrondissement de Paris du 24 au 28 août 2020, il a accueilli 11 jeunes encadré.e.s par la plasticienne Caroline Blondeel.

La finalité de l'atelier était de proposer aux usager.ère.s de découvrir et d’être acteur.trice.s de tous les aspects d’un projet de création : de la gravure à taille douce au cinéma d’animation, jusqu’au montage d’une exposition. Gyrinus a monté dans la cour du Centre d'Hébergement son installation participative « La Petite Usine à Taille Douce » faisant figure d'un véritable plan de travail d'artisant.e avec un charme qui n'a pas manqué d'attiser la curiosité des personnes extérieures, amenant ainsi un véritable échange avec le public. Caroline Blondeel a abordé la notion d'emprise sous un angle artistique plus abstrait et un angle matériel et figuratif bien concret : le bâton. Le personnage fétiche fait une sorte de danse langoureuse avec ce bâton et arrive à la fin du film à le lâcher (à se libérer de lui en quelque sorte) et regarde le bâton roulant hors de sa vue et de la nôtre. Au début de la semaine, on sentait une timidité certaine et en filigrane une interrogation sur le manque de légitimité des participant.e.s : la première chose que disaient beaucoup d'entre elles.eux en arrivant était « je ne sais pas dessiner » ou « je ne sais pas faire ça » ou « je ne comprends pas bien ».Le fait d'avoir un support déjà existant (le film réalisé en amont comme support par Caroline) faisait disparaître assez rapidement cette crainte et leur a permis de se plonger dans l'activité avec spontanéité. 

"Certains.es se sont lancé.e.s sans être vraiment convaincu.e.s, juste pour voir, et à chaque fois le résultat a été le même : au moment de découvrir leur gravure une fois imprimée sur le papier, la surprise, la fierté et la satisfaction se peignaient sur leurs visages", Caroline Blondeel.

Quelques mots adressés par les jeunes : "Un super bon moment ensemble, une équipe et un groupe très gentil ! Merci pour tout, j’ai envie de le refaire !"
"Merci l’équipe d’avoir été là pour nous, j’ai appris de nouvelles choses !"
"J’ai beaucoup aimé l’activité, et surtout la sonnette* !"
*Sonnette accrochée à l’installation que tiraient les jeunes lorsqu’une gravure était prête.

GravureGravure expo

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Atelier théâtre - ACERMA et L’Association Regarde il neige "Les Visages de l’Emprise" II

 *Prolongement du premier stage de février 2020*

Le stage a eu lieu à l'ACERMA les 26, 27 septembre et 2 octobre 2020 et a accueilli 6 jeunes encadré.e.s par les artistes Gaëlle Hispard et Mathieu Gerhardt.

Il s’agit ici du prolongement du premier stage « Les Visages de l’Emprise » de février 2020 mené par les mêmes intervenant.e.s pour donner une continuité à leur travail. Cette suite s’est écrite après l’annulation d’une restitution du premier stage, qui devait s’organisait au sein du « Bar Commun » (Association Paris 75018), en raison du premier confinement. Gaëlle, Mathieu et les jeunes ne voulaient pas rester sur un sentiment d’inachevé, ils.elles ont donc retravaillé les improvisations et les scènes préexistantes et fait un travail de réécriture en retravaillant sur le thème de l’emprise. Ce travail fut fourni et enrichi de nouveaux débats et de nouvelles créations notamment grâce à l’arrivée de nouveaux.elles jeunes qui n’avaient pas suivi le premier stage.
Ce stage étant un prolongement du premier, il s’est tenu sur trois jours intensifs pour remettre le travail en place et le restituer lors du festival de "Toi, Moi & Co" organisé par l’ACERMA, donnant une opportunité aux jeunes unique de partager leur création. Le groupe s’est bien soudé et les retours furent tout aussi positifs, du côté des intervenant.e.s comme celui des jeunes, que ceux de la première édition 2020.

Visage de lemprise Bis 2 Visage de lemprise Bis

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Atelier Initiation à la réalisation – ACERMA et le Studio CENTQUATRE "Rébellion et magnigance chez For Life"

Le stage s'est déroulé au Studio CENTQUATRE dans le 19eme arrondissement de Paris du 29 septembre au 4 octobre 2020, il a accueilli 12 jeunes encadré.e.s par le réalisateur Félicien Forest.

Le stage étant composé de plusieurs événements médiatiques importants, Félicien Forest et le groupe se sont naturellement orienté.e.s vers une réflexion sur le port du masque et le Coronavirus, plus précisément : son impact sur la société. Au milieu de ce contexte particulier, ils.elles se sont dirigé.e.s, pour leur mise en scène, et force de débats, vers le monde de l’entreprise, et ses difficultés, à surmonter la crise en avant. Il leur est apparu évident au travers de ces réflexions que l’emprise aller ici pouvoir être abordée sous un nouveau jour, par le biais social et économique et l’emprise que cette crise peut avoir d’un point de vue psychique. Naturellement, deux groupes se sont bien dissociés, avec une partie de petit.e.s travailleur.euse.s, ouvrier.ère.s et autres, qui, ne pouvant supporter le port du masque, partent en grève. Ceci face à des patron.ne.s, elles.eux mêmes débordé.e.s par ces mouvements sociaux. Malheureusement, ces mouvements ne datent pas de l’arrivée du coronavirus.Une fois les deux groupes dissociés, ils.elles ont utilisé plusieurs techniques d’improvisation. Les différentes scènes ont pu créer leur histoire, à travers un court métrage. Ce court métrage prend donc la forme d’une lutte syndicale au sein de l'entreprise For Life.

"Malgré le contexte compliqué, nous avons réussi à créer un groupe soudé qui s’est déplacé tous les jours jusqu’au CENTQUATRE. Les débats étaient endiablés, et tou.te.s ont pu trouver l’énergie de porter ce projet jusqu’au bout, avec une grande volonté de s’exprimer, une grande bienveillance et une grande écoute. Les caractères plus affirmés ont pu porter les plus timides vers une prestation commune. L’actualité nous a amené sur le sujet qui était présent dans nos têtes à tou.te.s, il était donc important à ce moment-là, de laisser le groupe exprimer son point de vue de la situation. A travers les personnages de fiction, chacun.e pouvait s’exprimer librement dans l’entreprise fictive que nous avions créée. Au-delà du film, de vrais débats se sont installés naturellement, avec une grande facilité. Le film est le résultat de ces réflexions communes.", Félicien Forest.

Quelques mots adressés par les jeunes : "Merci à Félicien pour ce stage instructif. Tu es vraiment génial, généreux, gentil, patient et compréhensif. Tu m’as donné l’envie de continuer le théâtre ou faire du film. Merci ! Merci !"
"Je valide Félicien pour sa patience !"
"Très bon stage avec un réalisateur très motivant, j’ai bien aimé !"
"Je l’ai trouvé bien car j’ai appris beaucoup de choses et rencontré de nouveaux amis."
"Je valide."

For life 2

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